"J'ARRIVE" - POUR MON PERE



TOUT CE QUE MON PERE AIMAIT.


J'ARRIVE

Jacques Brel

De chrysanthèmes en chrysanthèmes
Nos amitiés sont en partance
De chrysanthèmes en chrysanthèmes
La mort potence nos dulcinées
De chrysanthèmes en chrysanthèmes
Les autres fleurs font ce qu'elles peuvent
De chrysanthèmes en chrysanthèmes
Les hommes pleurent, les femmes pleuvent

J'arrive, j'arrive
Mais qu'est-ce que j'aurais bien aimé
Encore une fois traîner mes os
Jusqu'au soleil jusqu'à l'été
Jusqu'au printemps, jusqu'à demain
J'arrive, j'arrive
Mais qu'est-ce que j'aurais bien aimé
Encore une fois voir si le fleuve
Est encore fleuve, voir si le port
Est encore port, m'y voir encore
J'arrive, j'arrive
Mais pourquoi moi, pourquoi maintenant
Pourquoi déjà et où aller ?
J'arrive bien sûr, j'arrive
N'ai-je jamais rien fait d'autre qu'arriver ?

De chrysanthèmes en chrysanthèmes
A chaque fois plus solitaire
De chrysanthèmes en chrysanthèmes
A chaque fois surnuméraire
J'arrive, j'arrive
Mais qu'est-ce que j'aurais bien aimé
Encore une fois prendre un amour
Comme on prend le train pour plus être seul
Pour être ailleurs pour être bien
J'arrive, j'arrive
Mais qu'est-ce que j'aurais bien aimé
Encore une fois remplir d'étoiles
Un corps qui tremble et tomber mort
Brûlé d'amour le c½ur en cendres
J'arrive, j'arrive
C'est même pas toi qui es en avance
C'est déjà moi qui suis en r'tard
J'arrive, bien sûr j'arrive
N'ai-je jamais rien fait d'autre qu'arriver ?

# Postato martedì 17 febbraio 2009 16:35

"A BRASSENS" - POUR MON PERE

Patrick Font et Philippe Val

CHANSON POUR BRASSENS


Tu aurais pu prévenir un peu mon salaud
J'ai les doigts qui pèsent deux cents tonnes au piano
On s'en va pas comme ça à pied
Dans les prairies de l'eau-dela les enfants de la rue de la gaieté
N'en reviennent pas, n'en reviennent pas

Lorsque j'avais 3 sous à moi autrefois
C'était pas pour acheter de la marijuana
Je courais chercher la partition
D'une de tes putains de chansons
Qui me filait des crampes aux poignets
C'était le métier qui rentrait

Pardonnez-moi si ce soir je vous tutoie
Pour moi la Jeanne et l'Auvergnat
C'étaient toi
Un phare de bonté s'est éteint
C'est pas les rockers de libé
Ni leurs branleurs américains
Qui vont pouvoir nous consoler

Je t'imagine le pas débonnaire dans les cieux
Passant sans ôter ton chapeau
Devant le bon dieu
Et d'ailleurs on a beau savoir
Qu'il n'existe pas quand bien même
Comment ne pas lui en vouloir
Quand la mort nous prend ceux qu'on aime

Si tu croises de l'autre côté de l'horizon
L'ami Montaigne, Diderot et François Villon
Ils vont être content de te voir
L'éternité c'est emmerdant
Sans un petit air de guitare
Pour faire danser les neiges d'antan

Tu aurais pu prévenir un peu mon salaud
De Vanves à la Gaieté on a le coeur gros
Il nous reste un bouquet d'accord
Pour te chanter dans nos mémoires
Cent ans après coquin de sort
On grattera encore nos guitares

# Postato giovedì 12 febbraio 2009 14:23

Modificato martedì 17 febbraio 2009 10:55

COUP DE BLUES !!!

Mon père est mort dans la nuit du 2 au 3 février.

Il est parti peinard chez lui.

De toute façon, il voulait pas mourir à l'hôpital

J'ai bien noté l'adresse Papa

BISOUS



MA NOUVELLE ADRESSE - PIERRE PERRET

Ce hall de gare pavoisé de rouges à lèvres et de hasards
Où bat le c½ur des banlieusards plein de sanglots et de baisers
N'aura jamais su me griser
Ce hall de gare pavoisé de solitudes plein tarif
Et de marques d'apéritifs et de bonheurs synthétisés
Je m'en suis désapprivoisé

{Refrain:}
Prenez ma nouvelle adresse
Je vis dans le vent sucré des îles nacrées
Et à ma nouvelle adresse
Une fille s'amuse à rire de mes souvenirs

Et ce boulot qui m'usait tant, qui me laissait tant épuisé
Devant ma machine à fraiser que j'en suais l'eau et le sang
N'aura jamais su me griser
Et de ce patron si charmant et du banquet de fin d'année
Et de médailles arrosées, et de mes copains militants
Je m'en suis désapprivoisé

{au Refrain}

Les fins de mois les repas bâclés devant le match à la télé
Les infos chloroformisées et les pubs de mousse à raser
N'auront jamais su me griser
De cet air de robot content, de cette course avec le temps
De ces amours en pointillés qui mourraient avant d'être nées
Je m'en suis désapprivoisé

{au Refrain}

Oui mes amis j'ai largué tout pour l'archipel des Tuamotu
Où quel que soit le cours du franc on offre son poisson vivant
Pour une poignée de riz blanc
Mon copain Jacques a mis les bouts toutes voiles dehors et vent debout
Il chante dans les Alizés quelques chansons dont le succès
N'aura jamais su le griser

Prenez sa nouvelle adresse
Il vit dans le vent sucré des îles nacrées
Et à sa nouvelle adresse
Une fille s'amuse à rire de ses souvenirs
COUP DE BLUES !!!

# Postato giovedì 08 gennaio 2009 10:16

Modificato domenica 08 febbraio 2009 08:42